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La Lithothérapie : Histoire

Lithothérapie, ce mot vient des termes grecs « Lithos » qui veut dire « Pierre » et « Therapeia » qui veut dire « Cure » soit l’Art des soins par les pierres.
Il faut savoir que les pierres sont utilisées depuis la nuit des temps, au début, non pas pour se soigner mais pour faire des outils (silex).

Lodolite
Lodolite

La lithothérapie considère que les cristaux émettent naturellement une «résonance» ou une «vibration» capable d’améliorer le bien-être de la personne à son contact ou à proximité.

Aux alentours de 10.000 ans avant notre ère, nous savons que les hommes des cavernes travaillaient les pierres et les portaient en amulette ou les sculptaient en statuette et érigeaient des temples mégalithiques ou en fessait des dolmens et autres menhirs, mais pouvons nous déjà parler des soins par les pierres?

Depuis l’antiquité (environ – 3000 ans avant J.C.) Mayas, Aztèques et Incas sculptent les pierres et en font divers objets de décoration comme des statues et des bijoux, pour exemple les Mayas utilisaient du Jade qui était réservé aux notables, les classes inférieures utilisaient l’obsidienne, le bois ou la céramique pour leurs bijoux. En Chine le Jade est réputé pour ses vertus curatives par les guérisseurs traditionnels, de très nombreuses drogues minérales étaient employées pour équilibrer et stimuler.

Durant le premier millénaire, la symbolique des pierres s’enrichit considérablement. Que ce soit en occident, en Chine, en Inde, au Japon, en Amérique, en Afrique ou en Australie, le savoir des pierres et l’art de la lithothérapie se développent. Les alchimistes cherchent la pierre philosophale, les Chinois utilisent les propriétés du jade en médecine, les Indiens codifient les propriétés des gemmes et les jeunes brahmanes sont initiés au symbolisme minéral. Dans les tribus nomades de divers continents, les pierres sont utilisées comme objet de relation entre l’homme et le divin.

Arbre de vie Améthyste
Arbre de vie Améthyste

Dans le second millénaire les connaissances évoluent:

Au XIVè siècle le lapidaire traité du chevalier Jean de Mandeville, contient une description des pierres précieuses et de leurs vertus magiques.

Vers 1600 Anselme Boèce De Boodt, médecin de Rodolphe II à Prague, prescrit déjà le port de gemmes pour guérir ses patient, sans toute fois leur garantir un résultat. pour exemple :

« L’ambre est fort bon pour les larmes des yeux, pour les maladies du cerveau, pour la
courte haleine, pour le calcul, pour l’hydropisie, pour la chaude pisse, pour le flux du sang, pour
le mal de dents, pour les mois et les fleurs de la femme, pour l’enfantement et pour la goutte
(p.419). L’ambre est encore bon pour les catarrhes, pour les douleurs des dents, pour les
femmes grosses (p.420), pour les maux de jointures, pour l’estomac et pour la peste (p.421). »

En 1748 l’encyclopédie des drogues de Nicolas Lemery rédigée par le médecin de Louis XIV, considéré comme précurseur de la pharmacie, cite avec leur vertus plus d’une cinquantaine de pierres et minéraux. Le Lemery reste en usage dans certaines de nos pharmacies de France jusqu’en 1914.

En 1869 Monsieur Guibourt, professeur à l’école supérieur de pharmacie de Paris publie en 3 volumes Histoire des drogues simples. Le premier volume est consacré aux minéraux et à leur étude en tant que principe premier de la pharmacie.

Cristal de roche
Cristal de roche

En 1937, le formulaire Astier, librairie du monde médical, 7e édition cite encore une cinquantaine de minéraux employés à des usages thérapeutiques. Un exemple : le carbonate de manganèse défini comme tonique et emménagogue.

Aujourd’hui de plus en plus de personnes se tournent vers la lithothérapie et développent cette médecine douce comme complément à la médecine traditionnelle.

 

Cornaline
Cornaline